Resistant Entretiens Avec Francoise Bechtel

Résistant
by Robert Chambeiron

A 98 ans, Robert Chambeiron, ancien député des Vosges, est l’unique survivant du Conseil national de la Résistance (il en fut le secrétaire adjoint), instance qui fédéra la Résistance intérieure sous l’autorité de Jean Moulin, puis de Georges Bidault, et qui élabora le fameux programme auquel l’extrême gauche, la gauche et la droite gaulliste ne cessent de se référer quand on évoque l’édification du « modèle social » français.

Interrogé par son amie Marie-Françoise Bechtel, députée socialiste des Ardennes, l’ex-président de l’ANACR (Association nationale des anciens combattants de la Résistance) évoque, avec maints détails inédits, les thèmes suivants : comment on devient résistant (après un passage au cabinet de Pierre Cot), la mise en place du CNR, celle de l’Assemblée consultative, le rôle des partis, le déroulement concret de la résistance politique (contacts, aides, appartements, caches), l’affaire de Caluire (l’arrestation de Jean Moulin), les tortures, les exécutions sommaires, etc. Ce précieux témoignage historique n’exclut pas la polémique (sur la personnalité de Brossolette, sur telle ou telle erreur relevée dans les mémoires de Cordier, etc.)


L’Accord secret de Baden-Baden
by Henri-Christian Giraud

« On n’a pas fini d’interpréter mon voyage à Baden-Baden !… », a dit de Gaulle, peu de temps avant sa mort au colonel d’Escrienne, son dernier aide de camp. Pourquoi le chef de l’État a-t-il choisi de partir en secret pour l’étranger, le 29 mai 1968, provoquant la panique dans son entourage, et au risque de se voir accusé par certains d’avoir fui ? De Gaulle ayant affirmé publiquement avoir envisagé « toutes les éventualités sans exception » (le retrait du pouvoir, l’exil, la résistance, la création d’une nouvelle France Libre), cet événement a donné lieu à une série d’hypothèses toutes légitimes, car toutes fondées sur des propos successifs du chef de l’État adaptés à chaque interlocuteur pour obtenir le brouillage maximal d’une opération relevant, en réalité, de sa diplomatie secrète. Mais Willy Brandt a livré la clé de l’énigme et pour Henri- Christian Giraud l’explication de l’équipée de Baden-Baden n’est à chercher ni dans une défaillance du général de Gaulle ni dans une manoeuvre militaire ou psychologique, mais dans son « duo-duel » avec le Parti communiste et sa « belle et bonne alliance » avec Moscou, renouvelée en 1964 par l’Ostpolitik gaullienne. Sur fond d’intervention soviétique en Tchécoslovaquie. Voici l’histoire d’un chef-d’oeuvre d’intoxication de ce « théoricien de la surprise » qu’était de Gaulle. Une contre-enquête historique qui se lit comme un roman.
Henri-Christian Giraud est journaliste. Ancien rédacteur en chef du Figaro Magazine, il est l’auteur de De Gaulle et les communistes (Albin Michel, 1988 et 1989), T. 1 : L’Alliance (juin 1941-mai 1943), T. 2 : Le Piège (mai 1943- janvier 1946), et de Terres de Mafia, (J.-C. Lattès, 1993). Il a dirigé l’ouvrage collectif Réplique à l’amiral de Gaulle (Le Rocher, 2004) et écrit Une histoire de la révolution hongroise (2016) et 1914-1918 La Grande Guerre du général Giraud (2014) parus aux Éditions du Rocher.

L’Express
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