Paul Claudel Et La Renovation

Paul Claudel et la rénovation du drame musical
by Pascal Lécroart

Etudie les oeuvres de Paul Claudel, réalisées en collaboration avec des musiciens comme D. Milhaud et A. Honegger. Analyse l’aspect novateur des recherches de P. Claudel en matière de déclamation du texte et du chant, et de composition dramatique et musicale.

Lettres de Paul Claudel à Jean Paulhan
by Paul Claudel, Catherine Mayaux

La correspondance qu’échangèrent Jean Paulhan et Paul Claudel commence significativement à la mort de Jacques Rivière en 1925, au moment où Jean Paulhan succède à ce dernier à la direction de la N.R.F. La polémique autour des dernières années de la vie de Jacques Rivière occupe d’ailleurs une place importante dans les premiers propos des épistoliers. Cette correspondance est aussi traversée de tensions cycliques qui lui donnent tout son sel: Claudel bascule dans une franche hostilité à l’égard de la N.R.F. quand sa ligne éditoriale ne lui convient plus, et il le fait savoir vertement; Paulhan s’efforce avec diplomatie de ramener vers sa revue le prestigieux dramaturge, tout en tentant de préserver l’ouverture d’esprit et l’apolitisme de la N.R.F. Ces lettres reflètent aussi le bouillonnement intellectuel de l’entre-deux-guerres et de l’après-guerre; l’histoire de la N.R.F. s’y retrace en filigrane; on y voit émerger un pan nouveau de l’écriture claudélienne, celui de l’oeuvre exégétique.
L’apparat critique proposé par Catherine Mayaux souligne l’extraordinaire créativité du Claudel de la maturité, met en lumière l’importance des liens, parfois orageux, du poète avec la N.R.F. et son Directeur – figure étroitement liée à la sienne -, et insiste, plus largement, sur ses relations avec les milieux littéraires et diplomatiques de son époque.

Paul Claudel
by Michel Autrand

“De cette double vie diplomatique et littéraire qui n’en fait véritablement qu’une, que reste-t-il en fin de compte? L’option religieuse qui, avec la retraite, est devenue extérieurement envahissante, tout comme le succès in extremis de son théâtre, largement applaudi, ont quelque peu occulté ce que sa vie et son expérience avaient d’extraordinaire: une carrière de diplomate hors normes – qui n’a pas toujours eu l’heur de plaire aux tenants de l’orthodoxie du Quai – et en même temps une place de premier plan dans le théâtre et la poésie, récompense avérée pour ce fils de Rimbaud et ce disciple de Mallarmé. […1 Sans l’ombre d’une plainte, Claudel constate ainsi la particularité de son existence, et la manière dont il la voit trace pour nous, sans peut-être qu’il l’ait voulu, l’essentiel de la très originale structure, toute en hasards et ruptures, de son œuvre maîtresse et testamentaire: Le Soulier de satin. Il aura fallu les caprices d’une carrière de diplomate, et avoir voulu les faire revivre en scène, pour que le dramaturge français, enfin pleinement, retrouve la liberté de ce Shakespeare qu’il nomme avec tant d’éclat dans la préface de l’édition anglaise de son drame. Structure d’une vie, structure d’une œuvre, extravagantes toutes deux, seules capables Je restituer l’effort d’un monde en train de se réunir: ” Voici l’Amérique ruisselante qui surgit, l’Asie sent un Dieu nouveau agiter au fond de ses entrailles “. Pour ce miracle, diplomatie et dramaturgie se sont donné la main.” Michel Autrand

Paul Claudel et le Figaro
by Paul Claudel, Maurice Noël, Michel Lioure

La correspondance de Paul Claudel avec Maurice Noël, directeur du Figaro littéraire, comporte 150 lettres et cartes échelonnées entre 1937 et 1955. Publiée antérieurement dans un bulletin réservé aux amis de Maurice Noël, elle méritait d’être offerte, avec de nouveaux éclairages, à un public plus étendu. Essentiellement consacrée à la publication des articles insérés par Claudel dans Le Figaro et Le Figaro littéraire, elle permet en effet de mesurer l’importance et l’intensité de sa participation à l’un des nombreux journaux auxquels il a collaboré. L’abondance et la variété des sujets abordés manifestent l’ampleur et la diversité des curiosités de l’écrivain, singulièrement attentif à toutes les questions d’actualité, d’ordre professionnel, littéraire, artistique. social, politique ou religieux. Rédigées de façon spontanée, sur un ton allègre et souriant, chaleureux, souvent plaisant et plein d’humour, parfois amer et irrité, les lettres éclairent aussi la personnalité et le tempérament de Claudel, avec ses emportements, ses affections et ses répulsions, ses sympathies et ses antipathies. Il exprime avec vivacité ses jugements sur l’Académie, sur la guerre d’Espagne et le régime de Vichy, sur Maurras et le maréchal Pétain, sur les artistes et les écrivains de son temps. Inspirée par les événements des années 1930 à 1950, cette correspondance est aussi un témoignage instructif, partial et passionné, sur la vie politique et littéraire en France à la veille, au cours et au lendemain de la seconde guerre mondiale.