M Le Maudit Fritz Lang

Fritz Lang
by Michel Mesnil

Toute l’oeuvre de Fritz Lang (1890-1976) s’interroge sur la culpabilité, le rachat et la liberté de l’individu face aux impératifs de la civilisation moderne. Que ce soit pendant sa période allemande, avec M le maudit ou la série des Mabuse, ou, alors qu’il était aux Etats-Unis, dans Fury ou La Femme au portrait, la question de la loi et du droit est au coeur de ses films. Questions exacerbées par la prise de conscience tardive de sa propre judaïté et les interrogations suscitées en lui par la montée du nazisme. Qui peut juger ? Comment l’homme d’aujourd’hui peut-il reconnaître le bien du mal ? Comment être juste ? M poussé à faire le mal malgré lui, Mabuse ayant institutionnalisé le mal, la foule assassine et aveugle de Fury sont autant de figures qui illustrent le combat toujours actuel de l’ombre et de la lumière.

Fritz Lang, Ladykiller
by Jean Loup Bourget

La première fois que j’ai vu Les Contrebandiers de Moonfleet, j’avoue que j’ai été déçu, car la bande-annonce m’avait fait attendre un film gothique, ce qui était d’ailleurs, au fond, l’intention de Lang, comme je devais l’apprendre beaucoup plus tard. J’ai vu Metropolis à Chaillot, et Lang en personne quand la Cinémathèque lui a rendu hommage, à l’automne 1964. J’ai écrit ce livre pour essayer de comprendre pourquoi Lang disait préférer M le Maudit à tous ses autres films et pourquoi il n’aimait pas tellement Le Ministère de la peur et Moonfleet, qui sont parmi mes favoris. Aujourd’hui encore, je m’identifie à Jeremy Fox, faux libertin habillé d’écarlate, et totalement au professeur Wanley de La Femme au portrait. Mais c’est dans Le Secret derrière la porte que Joan Bennett m’émeut le plus : longiligne, élégante et mélancolique, promenant sa torche le long du couloir interdit, elle ressemble à l’ouvreuse dans le tableau de Hopper New York Movie.

Cinéma et inconscient
by Murielle Gagnebin, Léonard Alonso

Pourquoi la critique psychanalytique a-t-elle été si longtemps imparfaite pour traiter du cinéma ? Nés quasiment avec le siècle, psychanalyse et cinéma entretiennent d’innombrables relations. Cet essai tente de capter l’essence du cinéma à la faveur de divers éclairages psychanalytiques.

L’aventure de l’éclipse
by Olivier Dick

Olivier Dick présente un commentaire subjectif sur plus de 300 films qui ont eu une importance particulière pour initier, développer, consolider ou exalter sa passion immodérée pour le cinéma. En se focalisant sur des films classiques, des documentaires, des films d’auteurs, des comédies romantiques, des films de genre ou encore des blockbusters, il dévoile les raisons pour lesquelles telle œuvre a constitué pour lui une découverte charnière ou telle séquence lui a procuré un sentiment unique. Ce voyage au cœur d’une cinéphilie dévorante est constitué principalement de réflexions personnelles, d’analyses filmiques et de remarques scénaristiques, et rythmé par l’évocation des cinémas fréquentés et des rencontres avec des réalisateurs renommés. S’y côtoient des commentaires des œuvres de Michelangelo Antonioni, John Carpenter, Samuel Fuller, Elia Kazan, Kiyoshi Kurosawa, Éric Rohmer, Peter Watkins ou encore Wim Wenders.

CINÉMA ET HISTOIRE
by

Cette approche propose un nouveau regard sur l’histoire latino-américaine par l’étude des apports du cinéma à l’intelligibilité de l’Histoire. Cinéma de l’histoire officielle, cinéma de propagande, cinéma contestataire et d’une contre-histoire ou encore cinéma “indépendant”, quels intérêts servent-ils ?