La Rage De Survivre

La rage de survivre
by Victor EOCK, Nicolas BALU

« Je suis immobile. Je suis à plat ventre. Je vais mourir cette nuit, demain peut-être. Je suis épuisé. Je suis seul. »Ainsi commence le récit de Victor Eock, un Camerounais qui a traversé l’Afrique pour venir en Europe – un périple de 22 mois.Sur son chemin, il a été torturé, racketté maintes fois, s’est retrouvé prisonnier, a vécu dans des conditions inimaginables, a rencontré la violence… mais aussi la bonté.Désormais en France, il a souhaité raconter son histoire au journaliste Nicolas Balu.De sa pauvreté au passage de Melilla, de la corruption dans son pays d’origine au règne des passeurs, il dit tout, sans fard, et envoie un message aux deux continents. Un témoignage authentique et poignant.

Ethique et politique en didactique des langues – Ebook
by Jean-Claude Beacco

Pour traiter cette question relevant davantage de la conscience que de la science, Jean-Claude Beacco a conçu un ouvrage collectif en sollicitant le point de vue de plusieurs didacticiens des langues :
– Michael Byram (University of Durham, Angleterre),
– Véronique Castellotti (Université Rabelais de Tours),
– Jean-Louis Chiss (Université Paris 3, DILTEC),
– Francine Cicurel (Université Paris 3, DILTEC),
– Edvige Costanzo (Lend, Italie)
– Daniel Coste (ENS Lyon),
– Jean-Marie Gautherot (association Lehrer),
– Francis Goullier (Inspecteur Général de l’Education Nationale, Groupe des langues vivantes),
– Daniel Luzzati (Université du Maine, LIUM),
– Silvia Minardi (Lend, Italie),
– Jean-Paul Narcy-Combes (Université Paris 3, DILTEC),
– Gérard Vigner (IA, Ministère de l’Education Nationale).

On y aborde sous des angles variés, à partir d’expériences professionnelles diverses et à des niveaux différents (de l’apprenant au ministre) le rôle sociétal de la didactique du français et des langues étrangères en général (DDL). Celle-ci est effectivement sollicitée dans des questions de société quand il s’agit, par exemple, d’échecs scolaires imputés à la langue de scolarisation ou de la question du « niveau » de langue exigé des adultes migrants, même si l’avis des « experts » n’est guère entendu.
Mais il ne s’agit pas uniquement de simple engagement citoyen, puisque la DDL doit aussi compter avec ses responsabilités universitaires, scientifiques et de recherche.

On retrouvera ici des échos de la problématique ouverte dans les années quatre-vingt (sous la dénomination de « déontologie ») par R. Galisson, puisque chacun des contributeurs réagit à ce thème et analyse la nature de ces tensions multiples en fonction de ses propres valeurs. Celles que chacun(e) voudrait voir s’inscrire plus clairement dans la DDL, qui doit plus que jamais se garder de préoccupations trop exclusivement techniques.

Egalement disponible en e-book chez votre e-libraire habituel.


L’ombre du soir
by Malik Zidi

L’Ombre du soir a été écrit comme on dépose une main courante, des faits sont consignés : Mehdi, onze ans, grandit sous le règne de la peur, témoin terrorisé par l’échec annoncé de la cellule familiale.

Voici Mehdi, bouleversé par ses premières pulsions d’adulte, grand manitou de l’univers onirique et métaphysique qu’il s’est construit pour résister aux siens.

Voici Mehdi, un enfant aux allures de combattant, de combattant, d’amoureux éperdu.

Un enfant nu qui regarde l’humanité, innocente et sale dans les yeux.

Voici Mehdi, qui se prend au jeu de la prophétie. Sa voix n’est pas une plainte mais un compte à rebours avant la fuite.

Avec L’Ombre du soir, Malik Zidi signe son premier roman.


Les impatients de l’histoire
by Jean Lacouture

Sa vie durant, Jean Lacouture n’a cessé de sacrifier à deux passions exigeantes : sa fascination pour les héros et les hommes illustres – dont il s’est fait le biographe, de Malraux à Mauriac, de Blum à Mitterrand, de Mendès France à de Gaulle – et son amour du journalisme, qui fut longtemps, en Asie et au Maghreb, son premier métier. Dans ce livre, tout d’enthousiasme et de gravité, il choisit de conjuguer cette double ferveur en revisitant le destin de quatorze journalistes éminents qui furent, par les « grandes causes » qu’ils surent incarner, quatorze individus exemplaires. Dans cette galerie de portraits, qui sont autant de mini-biographies, on retrouvera, entre autres, Théophraste Renaudot et Albert Londres, Bernard Lazare et Henri Rochefort, Hubert Beuve-Méry et Camille Desmoulins, Françoise Giroud, Bernard Pivot et Jean Daniel. Leurs aventures intellectuelles et morales résument plus de trois siècles de cape et de plume. De la Révolution à l’affaire Dreyfus, de la Libération à la décolonisation, de la politique à la guerre des idées, du féminisme à la lutte contre l’arbitraire, ces « Impatients de l’histoire » traversent trois siècles voués à la liberté d’écrire et de penser. Leur combat est plus que jamais notre héritage.

Tant et plus !
by François de Closets

Quel usage fait-on de notre argent ? Dans la France de 1992, la question vaut 3 000 milliards de francs. Chaque habitant de ce pays verse, en moyenne, 55 000 francs par an sous forme d’impôts et de cotisations, il est en droit de vérifier que de telles sommes sont dépensées à bon escient. François de Closets a mené l’enquête. De l’avion de combat Rafale à l’avion spatial Hermès, de l’Opéra-Bastille à la Sécurité sociale, des palais de Région aux administrations improductives, de la guerre des images aux associations budgétivores, il nous fait pénétrer dans ce monde de l’argent facile qui est aussi celui de la dépense irresponsable. L’auteur de Toujours plus ! qui, il y a dix ans, avait fait découvrir la France des privilèges, nous révèle aujourd’hui celle du gâchis, de la gabegie, du clientélisme. Lorsque la dépense tient lieu de politique, lorsque les augmentations des budgets sont brandies comme des bulletins de victoire, ce n’est plus de gaspillage qu’il faut parler, mais de pillage. Nous en sommes là. François de Closets nous rappelle que la démocratie, ce n’est pas seulement le respect des libertés individuelles, mais aussi celui de l’argent public. De notre argent.


Rage
by Orianne Charpentier

RAGE… C’est le surnom que son amie lui a donné. C’est désormais ainsi qu’elle se nomme, pour oublier son nom d’avant, celui de son enfance, d’avant l’exil, la déchirure. Rage a eu affaire à la violence des hommes, de la guerre. Et la voilà réfugiée en France, seule, sans aucun repère. Telle une bête traquée, elle se méfie de tous. Une nuit, sa route croise celle d’un chien, apparemment dangereux, blessé, maltraité. Le sauver devient une nécessité… Un récit tendu comme une nuit décisive où se joue l’essentiel. Une analyse psychologique délicate et juste, sous l’écriture ciselée d’Orianne Charpentier. Une histoire d’émotion contenue à lire d’une traite.

La prisonnière de la mer
by Elisa Sebbel

1809, une île déserte, 5000 hommes, 21 femmes Le destin bouleversant d’Héloïse.

1809. Les guerres napoléoniennes font rage. Alors qu’ils croyaient être rapatriés en France, 5000 prisonniers se retrouvent captifs sur l’îlot de Cabrera, dans les Baléares. Pour survivre, un maigre filet d’eau douce, des rations insuffisantes, des abris précaires qu’il leur faut bâtir eux-mêmes. 21 femmes les accompagnent, parmi lesquelles Héloïse, vivandière de 18 ans dont le mari a succombé en mer, emportant avec lui l’insouciance et la légèreté de la jeune femme.
Si la guerre avait déjà meurtri les hommes, le désespoir leur fait bientôt perdre la raison. Par chance, Henri, chirurgien de l’armée, se prend d’affection pour Héloïse. Entre privations, épidémies et tempêtes, les morts s’accumulent, l’espoir s’amenuise, et Héloïse ne songe qu’à se libérer enfin de cet enfer – jusqu’à ce nouvel arrivage de prisonniers et de Louis qui fait tout chavirer.
À force de ténacité, la jeune femme parviendra-t-elle à se sauver ? Car si l’amour est une captivité volontaire, la mer l’a déjà faite prisonnière…

Docteur en littérature française, Elisa Sebbel enseigne dans une université espagnole et vit à Majorque. Découvert dans le cadre du Mazarine Book Day 2018, pour lequel il a reçu la « mention spéciale du jury », son premier roman, La Prisonnière de la mer, dévoile un drame oublié de notre histoire.