La France Dans La Pensee

La France dans la pensée des papes
by Martin Dumont

Quand on lui demande qui est la France, le pape François répond : « La fille aînée de l’Église, mais pas la plus fidèle. » Depuis la Révolution, les pontifes n’ont eu de cesse de rappeler notre pays à ses devoirs, tout en usant d’indulgence, et en rendant hommage à une nation dépositaire d’une vocation. Ce sera Pie VI louant la France, « miroir de la chrétienté et l’inébranlable appui de la foi », Léon XIII chérissant « la très noble nation française », Pie XI faisant de Thérèse de Lisieux sa « chère étoile », le futur Pie XII célébrant à Notre-Dame de Paris, la « vocation chrétienne de la France », Paul VI déclarant, entre deux sessions conciliaires, qu’elle est « le four où se cuit le pain intellectuel de la chrétienté ». Des lendemains de 1789 à nos jours, voici la fresque de plus de deux siècles d’amour, de déchirements et de réconciliations.

Histoire de la pensée politique économique et politique dans la France d’Ancien Régime
by Jean-Yves Grenier

Ce livre a pour objectif de retracer l’histoire de la pensée politique et de la pensée économique entre la Renaissance et la Révolution. Le cadre géographique est la France mais les auteurs importants et les grandes influences venus de l’étranger sont soulignés.
L’objectif est double, il s’agit d’abord de situer les principaux courants dans une chronologie longue, en insistant sur les liens avec l’évolution historique générale, que ce soit la formation de l’Etat, les grands courants religieux ou la transformation des idées scientifiques. Il ne s’agit donc pas de faire une histoire abstraite et désincarnée des idées mais au contraire de montrer comment les représentations politiques et économiques naissent de l’histoire générale et, en retour, influencent cette dernière.
Il s’agit ensuite de montrer comment les idées politiques et économiques s’articulent les unes aux autres tant il est vrai que, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les deux domaines ne sont pas pensés de façon indépendante l’un de l’autre. Le dialogue est permanent comme le prouve le fait que la plupart des auteurs se sont illustrés dans les deux registres, de Bodin à Diderot ou Rousseau en passant par l’abbé de Saint-Pierre ou Montesquieu.

POINTS FORTS
– Aucun équivalent sur le marché car aucun ne traite à la fois de politique et d’économie. Quant aux histoires des idées existantes, elles sont pour la plupart assez étroitement limitées aux grands courants.
– Elargit la notion d’idée politique et économique à celle de représentation, sans donc se limiter aux seuls discours intellectuels.
– Permet de comprendre la naissance de certains thèmes essentiels aujourd’hui, comme ceux de libéralisme politique et économique, de raison d’Etat, d’utilitarisme.

SOMMAIRE
Chapitre I : Les idées politiques de la Renaissance et l’humanisme chrétien
Chapitre II : Les guerres de Religion et l’émergence de la raison d’Etat
Chapitre III : Théories et pratiques de la monarchie absolue, fin XVIe siècle-fin XVIIe siècle
Chapitre IV : Economie et politique dans la France classique
Chapitre V : La crise de la conscience européenne (1680-1715)
Chapitre VI : Le premier XVIIIe siècle (1715-1748)
Chapitre VII : Lumières et libéralisme (1748-1775).
Chapitre VIII : Les Lumières, la politique et l’économie (1748-1775)
Chapitre IX : Discours politiques, critique sociale et Révolution (1775-1790)

L’AUTEUR
Jean-Yves Grenier est directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole Polytechnique. Il est également co-directeur de la revue Annales.

PUBLIC CIBLE
– Etudiants d’histoire de la Licence au Master, mais aussi pour la préparation des concours.
– Etudiants en économie et en science politique désireux d’avoir une vision historique en profondeur de leur discipline.
– Grand public cultivé.
– De manière générale, l’histoire des idées intéresse de plus en plus de lecteurs mais on manque de livre d’initiation, bien informé mais pas trop difficile.


Histoire de la pensée économique et politique de la France d’Ancien Régime
by Jean-Yves Grenier

Entre la Renaissance et les Lumières, on assiste à l’essor d’une réflexion politique sur l’État mais aussi sur la société, son organisation et ses droits. La période Moderne est tout aussi cruciale pour la pensée économique puisque c’est le moment où elle émerge progressivement, avant de s’affirmer comme un discours autonome, à partir de la fin du XVIIe siècle et surtout après 1750 avec le développement des idées libérales. Genèse lente et difficile car l’économie reste pendant longtemps inscrite au sein de la sphère politique, les deux disciplines partageant une même interrogation sur la nature du lien social et la cohésion de la société. Ce livre retrace ces deux histoires profondément articulées l’une à l’autre, en s’intéressant à toutes les formes prises par la pensée politique et économique, des plus conceptuelles illustrées par des auteurs comme Jean Bodin, Montesquieu ou Turgot, jusqu’aux moins savantes, inscrites dans des réalités vécues, comme celles exprimées lors des révoltes ou participant de l’ “économie morale “.

L’Etat baroque
by Henry Méchoulan, Emmanuel Le Roy Ladurie

Des philosophes et des historiens ont cherches a rendre compte dans cet ouvrage des discours et des formes de l’Etat baroque en France, un Etat qui se constitue dans son cheminement centralisateur, dans sa soif d’absolutisme. Il echappe, des les moments de son instauration, aux regles jusqu’alors admises. Etat encore instable, roi cavalier en errance, combinaison de forces contradictoires, nulle apparence ne peut masquer une realite: le triomphe de la monarchie absolue. Ce livre nous fait assister a la naissance du Leviathan.

La pensée française
by Charles Saint-Prot

Du fond des âges vient la nation française. Depuis plus de 2 500 ans, il existe une exception française. Balbutiante au temps de la Gaule, elle s’est exprimée de plus en plus nettement à partir des Capétiens jusqu’à Charles de Gaulle. Souveraineté de l’État, indépendance de la nation face aux empires, réduction des oligarchies et des féodalités, libertés des citoyens, opposition de la nation, qui est la mesure parfaite, au gigantisme des agrégations conjoncturelles, artificielles et matérielles ou au tribalisme des communautés a-historiques : voici toutes les lois de la politique française. Voici la pensée française. Après un brillant raccourci historique sur la spécificité de la nation française, une magistrale étude de l’identité nationale et des valeurs que porte la France, une réponse à la question ” qu’est-ce que la France ? “, Charles Saint-Prot dresse le diagnostic des maux dont souffre notre pays et des dangers qui le menacent : la perte de sa souveraineté, sa disparition dans une Europe germano-américaine, le réveil des féodalités et des séparatismes, les vieilles idéologies de la dissolution et du renoncement. Aujourd’hui, la France est malade de la cassure de plus en plus large entre un pays réel, attaché à la nation, et des cercles dirigeants, engagés à marche forcée vers le post-national, pris d’une frénésie d’abstraction, tous convertis au régionalisme ethnico-féodal, à l’Europe bureaucratico-fédérale et au mondialisme bon chic. Voici la domination d’une pensée unique qui n’est jamais qu’une religion de l’immédiat selon laquelle il n’y aurait plus de place pour la volonté politique de l’État-nation, voué à la disparition par le sens de l’Histoire. La France a connu bien des périodes de perdition à chaque fois que la fatalité des choses a triomphé de la force morale, c’est-à-dire à chaque fois qu’elle a renié une certaine idée d’elle-même. Les Français ont perdu leur monnaie, leur droit, de larges pans de leur souveraineté, une grande partie de leur défense nationale ; mais on ne peut leur enlever l’essentiel : cette pensée française qui reste ” l’un des môles auxquels l’espérance nationale s’est toujours accrochée ” et qui sera demain l’instrument du renouveau national en vertu de son éternel esprit de résistance. Quand les institutions politiques et la plus grande partie des prétendues élites défaillent au point de ne plus croire en l’avenir de la nation ; quand les dirigeants politiques renoncent à la mission de la France et à sa souveraineté même ; quand une certaine idée de l’homme libre est menacée par le vieux totalitarisme matérialiste ; quand les idéologies reprennent le pas sur le réel et que l’on assiste au réveil des vieux rêves d’empire, c’est autour de cette pensée qu’il est urgent de se rassembler. Aujourd’hui, comme hier, la pensée française s’appelle Résistance.

La pensée de Kant et la France
by André Stanguennec

A partir d’une conférence prononcée au Centre culturel franco-allemand de Nantes à l’occasion du bicentenaire de la mort d’E. Kant (1804), l’auteur a prolongé et développé ses analyses des rapports entre la pensée de Kant et la France. Après avoir retracé l’influence des idées et des événements venus de France dans la société allemande où vivait Kant, le livre restitue les reprises critiques effectuées par le philosophe de Konigsberg de plusieurs philosophes français ou d’expression française (au premier rang desquels : Descartes, l’abbé de Saint-Pierre, Rousseau), mais aussi d’événements de la France d’alors évalués par Kant: la révolution, la Terreur, le régicide, les guerres de Vendée. Il envisage, enfin, la diffusion des idées kantiennes en France et en Europe dans les philosophies et les institutions politiques contemporaines.

Le christianisme, le judaïsme, l’islam et la pensée occidentale
by France Farago

Au moment où l’Europe prend corps, il est nécessaire de faire retour à sa mémoire commune. Le christianisme, synthèse des legs d’Athènes, de Rome et de Jérusalem, fut le destin de notre continent, l’Esprit, aurait dit Hegel, des nations européennes. Il constitue l’inconscient de la pensée moderne qui est née en s’opposant à lui. Un regard rétrospectif permet aussi de mettre à nu le refoulé du christianisme, à savoir le judaïsme dont il est né. Nul ne peut plus prétendre aujourd’hui comprendre l’un sans l’autre, pas plus qu’il ne nous est possible d’occulter les apports médiévaux de l’Islam à notre civilisation sommée d’entrer de nouveau en dialogue avec lui. Cette confrontation ne peut que faire surgir ce qui est commun à tous : partage de l’être, de la parole, de l’esprit, partage du symbolique, qui est le lieu d’expression du sens. Nul ne peut s’approprier la vérité, mais tous doivent pouvoir en vivre.Cet ouvrage analyse ce triple patrimoine spirituel, montre que ces héritages, loin de s’opposer, s’éclairent mutuellement et peuvent se rejoindre dans ce qu’ils ont de meilleur.France Farago, agrégée de philosophie, a été professeur en classes préparatoires à HEC au lycée Henri-IV. Elle enseigne actuellement en Première supérieure au lycée Chaptal.
Le judaïsme comme paradigme de l’ouverture : Clés et repères. Le judaïsme comme inlassable commentaire d’un texte originaire : la Bible. La rencontre du judaïsme et de l’hellénisme : Antiquité et Moyen Âge. La Haskala ou les Lumières juives. La modernité. Sujet traité : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le christianisme : un judaïsme hellénisé. Clés et repères. Le christianisme : un judaïsme hellénisé. Fides quaerens intellectum : la foi cherchant l’intelligence. Le christianisme ou l’esprit comme liberté. Kierkegaard : un modèle exemplaire de relecture critique du christianisme. L’apport du christianisme à la pensée politique européenne. Sujets traités : Peut-on penser la création ? La désobéissance. La chute ou le paradis perdu. Les apports de l’islam : Clés et repères. L’islam. Sujet traité : Tradition et modernité.