Gustave Loiseau Paysages

Les années de la Belle Epoque
by Jean Jacques Lévêque

Voici, pour répondre à l’immense curiosité que nous portons à la Belle Epoque, le livre qui nous en offre un chatoyant panorama. La peinture impressionniste persiste. Elle gagne du terrain dans tous les pays. Elle s’internationalise. Dans le même temps, de nouveaux mouvements lui succèdent : Pointillisme, Fauvisme, Cubisme, Abstraction. D’où la fructueuse juxtaposition de Cézanne, Monet, Seurat avec Chagall, Vuillard, Picasso, Kandinsky, dont “Les Années de la Belle Epoque” offrent des oeuvres significatives. Mais le monde de la littérature est aussi particulièrement riche. Ce livre – tout comme “Les Années impressionnistes” dont il est la suite logique – jette les ponts entre ces foyers de création. Il analyse les oeuvres les plus significatives. Il offre un large panorama de ce qui fut l’esprit “fin de siècle” et la naissance de la modernité. Jean-Jacques Lévêque nous propose là une vivante chronique qui s’amorce à la mort de Rimbaud et de Seurat pour s’achever sur les champs nouveaux de Chagall et Apollinaire. On y rencontre, à travers leurs oeuvres et la familiarité des lieux où ils ont vécu, Anatole France, Van Gogh, Mallarmé, Gustave Moreau, Valéry, Renoir, André Gide, Bonnard, Proust, Klimt, Picasso…

Post-impressionnistes de la collection Guy et dessins de Paul Signac
by Musée Lambinet

La donation de M. et Mme Guy au musée Lambinet de Versailles, fin 2004, est composée de vingt-quatre peintures et de vingt et un dessins; elle représente un ensemble homogène d’œuvres post-impressionnistes qui couvrent la période de 1890 à 1929. Cette collection, constituée dans les années 1950 et exposée de façon confidentielle en 1987, n’a plus été montrée depuis. Elle regroupe, dans sa quasi-totalité, des paysages de Paris et d’Île-de-France, de Bretagne et de Normandie, signés Georges d’Espagne (1870-1950), Armand Guillaumin (1841-1927), Gustave Loiseau (1865-1935) ou encore Maximilien Luce (1858-1941), Maxime Maufra (1861-1918), Henry Moret (1856-1913). Trois natures mortes, un bouquet de fleurs, une femme à sa toilette complètent cet ensemble. Parmi les oeuvres graphiques, figurent deux fusains d’Henri Joseph Harpignies (1819-1916), proche de l’école de Barbizon, des croquis de Maximilien Luce et d’Alfred Sisley (1839-1899), et deux dessins à la plume de Max Jacob (1876-1944). Les deux aquarelles de cette donation, lrun et Voiliers dans le port de Cherbourg, par Paul Signac (1863-1935), théoricien du mouvement néo-impressionniste, sont également prétextes à la présentation de plus de cinquante feuilles de cet artiste sur le thème de l’eau. Les prêts exceptionnels de trente-six oeuvres graphiques d’une collection privée ainsi que ceux de collections publiques-comme les musées de Grenoble, de Besançon, de Granville, de Saint-Denis et le musée Marmottan- rendent compte du talent de dessinateur de Paul Signac. Toutes les techniques sont représentées, qu’il s’agisse du crayon, du lavis ou de l’encre de Chine. Bien sûr, les aquarelles sont les plus nombreuses, de simples pochades devenant des oeuvres à part entière. Signac nous fait voyager dans les ports de Cherbourg, de Lorient, de La Rochelle, mais aussi de Rotterdam à Venise en passant par Antibes et Saint-Tropez. Les voiliers – il en a possédé plusieurs -exposent leurs gréements, vus avec la précision d’un spécialiste. Des vues de Saint-Denis et de Pantin rappellent aussi son intérêt pour les sites industriels de son époque. Cette double présentation permettra de mieux faire connaître des oeuvres rarement exposées, certaines inédites, par des artistes post-impressionnistes qui glorifient la couleur et qui suscitent une émotion picturale ” s’adressant au sens plus qu’au raisonnement “.